Prologue


Mon cher ami,
Te souviens-tu quand je te disais que je n'étais pas poète? Comme tu semblais en douter, je te livre de manière électronique ce livre sans consistance, car il y manque la poésie tout autant que le papier. Tu comprendras que je ne veuille en gaspiller pour si peu.
Tous ces poèmes viennent de loin, du début, quand en effet, je me croyais poète. J'aurais pu les détruire, mais certains me rappellent une belle époque où tout nous était permis, même de croire à notre poésie.
Afin de te mettre l'eau à la bouche, je glisse en prologue ce poème ci-dessous. Il se peut que je le change souvent. Si j'y pense... Mais rien ne t'empêche de feuilleter quelques pages.
 
Alain Audebeau
 

Mélancolie de l'automne

La feuille morte au souffle de l'air

Voltige voltige sans atteindre la terre.

Elle plane et tourbillonne dans la poussiéreuse lumière

Tandis qu'à sa branche à l'automne de sa vie

Le pendu dans le vide sous une ténébreuse clarté

Tourne sur lui-même au souffle de la mort.

Et la feuille morte voltige voltige

Dans l'air humide de l'automne.

Elle plane et tourbillonne

Sans jamais atteindre la terre.

28/10/1999

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